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Aucun de nous ne s’y attendait …sommes nous redevenus deux adolescents ? (feat Aaron Stevens

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— PSEUDOs : Aspho
— CRIMES RÉSOLUS : 60
— DISPONIBILITÉ RPs :
  • ✓ Disponible
— AVATAR : Liv Tyler
— CRÉDITS : moi and bazzart
— DC&TC : pas pour l'instant

— ÂGE DU PERSO : 27 ans
— NATIONALITÉ : anglaise
— ORIGINAIRE DE : Oxford
— LIEU D'HABITATION : Londres, le manoir de son oncle au beau milieu du quartier le plus huppé de Londres
— MÉTIER : officiellement aucun
— ARMES DU PERSO : sérieux? et bien à part ses beaux yeux pas grand chose....
— AMOUREUSEMENT : comment aimer? Comment aimer et créer du lien sachant qu'à tout moment un être cher peut vous être arraché? Et alors vous vous retrouvez dépossédé de tout, de votre âme, et de votre vie entière. Pour aimer, il faut se reconnaitre. Mais qui est véritablement Asphodèle?
— O. SEXUELLE : j'ai toujours considéré les deux avec autant de bienveillance : les hommes, les femmes....ce sont des êtres humains

MessageSujet: Aucun de nous ne s’y attendait …sommes nous redevenus deux adolescents ? (feat Aaron Stevens Jeu 10 Avr - 8:57



Sommes nous redevenus deux adolescents ? »
Avec Aaron  Stevens



Asphodèle s’était allongée sur le sol de sa chambre. Les yeux grands ouverts, elle contemplait le plafond et le lustre qui s’y balançait, fouetté par un léger vent de printemps qui s’engouffrait par la fenêtre ouverte. Pour la cinquantième fois en moins de cinq heures, elle posa la main sur son ventre. Il était plat, aucun signe de protubérance anormale. Alors pourquoi se sentait elle si troublée ?  La jeune femme ferma les yeux. De nouveau, elle ressentit cet étrange second battement au plus profond d’elle. Elle avait procédé à un énième test de grossesse ce matin. Et le résultat n’avait présenté aucune ambiguïté. Elle était bel et bien enceinte. Certes, elle allait devoir aller chez le médecin pour confirmer tout cela part un test final mais il fallait se rendre à l’évidence. Elle allait avoir un bébé. Tout cela était profondément ridicule. Elle n’arrivait pas à la réaliser, elle n’arrivait pas à l’envisager de façon rationnelle. Elle ne pouvait simplement pas avoir d’enfant, c’était complètement inenvisageable ! Oh, elle n’était pas idiote, elle savait comment on faisait les enfants, et à l’occurrence, elle avait eu ces derniers mois assez d’aventures pour concevoir, mais dans sa tête, elle persuadait à le nier. Non, non et non !
Elle n’avait pas pu faire cette stupide erreur comme n’importe quelle adolescente complètement ignorante de la sexualité !Elle soupira. Dans ces moments où elle était seule avec elle même, elle paraissait presque « normale ». Une expression de vague mal être transparaissait sur ses traits fins. Soudain, elle sentit une vague énorme l’envahir, une vague de terreur pure. Elle avait peur. Vraiment peur. Quand son père était mort, elle avait ressenti une indéniable tristesse. Mais la peur, elle ne faisait pas partie de son quotidien. Quand James, son oncle, levait la main sur elle, la peur n’avait pas sa place. Mais à présent, cet embryon, cette moitié d’être au fond d’elle faisait chavirer tout son monde. Elle basculait dans l’inconnu. Elle avait l’impression de se retrouver au bord du vide, sans savoir quoi faire, sans savoir comment réagir. Devait elle sauter ? Ou rebrousser chemin le plus vite possible ?
Bizarrement, elle qui s’était sentie si invisible et si éphémère pendant toute sa vie avait l’impression d’avoir repris une sorte de consistance existentielle. Elle existait physiquement, certes elle devait toujours être une sylphide, ce monde si différent empli de personnes qui ne savaient pas réellement aimer ne devait pas être le sien, mais elle avait un corps ! Un corps qui changeait, un corps qui pouvait donner la vie. Sa condition de femme lui revenait en pleine figure. Devait elle garder le bébé ?  Et surtout….qui était le père ?

Comme chaque fois lorsque les évènements paraissaient trop durs à encaisser, Asphodèle se réfugiait dans son monde intérieur. Son petit monde qui d’apparence n’avait rien de grandiloquent. Quand elle ouvrit les yeux de nouveau, elle se retrouva dans un jardin. Un cerisier en fleur diffusait son ombre ténue au dessus  d’elle pour l’épargner des rayons lumineux du soleil. Une jeune femme aux longs cheveux bruns ondulés se tenait assise devant elle.

- Bonjour….maman, la salua-t-elle soulagée de la voir.

La femme ne parlait pas. Elle n'était qu'une image. Ses yeux bleus se contentaient de la regarder. Elle ressemblait fortement Asphodèle, si ce n’était un léger plis au coin de ses paupières qui la rendaient plus âgée et de légères rondeurs qui lui donnaient l’air épanouie. La jeune femme se retrouvait en face de ce qu’elle aurait pu être. Une source de stabilité. Sa mère se pencha pour effleurer la surface d’une flaque qui brillait à ses côtés, et elle lui intima du regard de contempler le reflet aquatique. Asphodèle regarda et tomba dans l’océan de sa mémoire.

Des stroboscopes éblouissants. Une musique électronique assez agressive qui lui martelait les tympans. Et ce léger sourire aux coins de ses lèvres rouges et recouverts de gloss brillant. Une sublime créature à la longue chevelure blonde posa sa main sur son épaule. Elles dansaient toutes les deux, tandis que dans la magie du moment, leurs gestes se font plus intimes. Scène à tout point semblable à ce qu’elle avait vécu deux semaines auparavant. Asphodèle détourna le regard, cette femme ne pouvait logiquement pas être le père.

Elle se recula, se prit les pieds dans un rideau, et d’un mouvement sec l’ouvrit pour recevoir un rayon de lumière éblouissant en plein visage. Elle cligna des yeux, aveuglée. Un visage d’homme, assez beau pour se damner, une stature haute et une musculature impressionnante. Elle entendit sa voix. « Asphodèle ? C’est masculin ou féminin ? » La vision subite d'un lit. La jeune femme sourit. Elle se rappelait à présent. Aaron.

Elle avait trouvé le nom qu’elle cherchait, à présent, elle n’avait plus aucune raison d’être ici. Elle tourna les talons. Une image attira alors son attention.

Deux êtres blottis l’un contre l’autre. Les bras de la mère enveloppent maladroitement le petit qui ne cesse de pleurer. Elles sont en cage. Mais les barreaux ont cessé d’être dorés. L’enfant lui est arraché des mains. Elle aura beau lutter, hurler, elle sait qu’au fond cela ne changera rien. Son avenir ne lui appartient déjà plus. Comment pourrait-elle changer celui de son enfant ? Autour d’elle, l’herbe se met à pousser, verte et drue. La porte claque violemment.


Asphodèle se redressa sur son lit. Le jardin avait disparu remplacé par le décor familier de sa chambre. A présent, elle comprenait. Que cette maison ne pouvait pas accueillir d’enfant. Que si c’était pour vivre ici, mieux valait qu’il ne visse jamais le jour. Mais le plus terrifiant dans tout ça, c’était de penser que cette petite chose dans son ventre était bien l’une des choses pour laquelle elle devrait vraiment se battre. Et la seule chose qu’il lui restait à faire c’était de se reconstruire une existence. Et sortit de sa cage dorée pour lui offrir un avenir.
Le seul souci, c’était qu’elle n’y arriverait jamais seule.

   
******

20h pétantes, Asphodèle se tenait devant la porte de l’appartement d’Aaron Stevens. Son visage ne laissait paraître aucune émotion, pourtant une nervosité palpable la gagnait. Cette rencontre s’annonçait décisive pour la jeune femme. Pour une des rares fois dans sa vie, elle attendait quelque chose de cet homme qu’elle allait revoir. Sa réaction parachèverait ses réflexions personnelles, et elle prendrait alors une décision pour l’embryon qu’elle portait. Elle se doutait bien qu’il allait être surpris de la revoir. Quand ils s’étaient quittés après un acte charnel plutôt réussi dans tous les sens du terme, ils n’avaient pas pris la peine de s’échanger leur numéro. Ils avaient été sur la même longueur d’onde, tout cela n’était qu’un coup d’un soir, ils restaient deux inconnus l’un pour l’autre, qui ne s’étaient échanger qu’un peu de chaleur. Enfin, un peu plus que cela, vu l’état dont elle se trouvait aujourd’hui. Heureusement, grâce à la magie du bottin téléphonique, elle avait réussi à dénicher son adresse. Inspirant résolument, la jeune femme sonna à la porte. Elle s’était très fortement concentrée pour ne pas se cogner partout dans la cage d’escalier en venant jusqu’ici. Son équilibre restait toujours désastreux. Elle attendit que la porte coulisse et sa voix claire résonna sans accroc quand elle prononça ces mots :

- Bonsoir Aaron. Je sais que j’aurais du prévenir avant de passer à l’improviste. Mais voilà, c’est urgent, j’ai besoin de te parler. Crois moi, si j’avais pu faire autrement, tu ne m’aurais plus jamais revue, mais il faut absolument que je te parle. Est ce que je peux entrer ?

Ses yeux bleus vibrant d’intelligence se plantèrent dans ceux du jeune homme. Asphodèle savait jouer la folie à la perfection, elle savait bien feindre le retenu et le calme également. Même quand elle se sentait terriblement intimidée.


   


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